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Le Caveau des Oubliettes a enfin réouvert ses portes, le 28 mars 2018.

Il y a un an, le club historique de Saint-Michel avait été placé en liquidation judiciaire. Les nouveaux patrons, habitués des lieux, relancent les jams où de nombreux musiciens ont débuté ou expérimenté des projets.

Les retrouvailles ont été chaleureuses, à mesure que descendait le niveau du Rhum-Rhum, un punch musclé qui appartient à l’histoire du Caveau des Oubliettes. Le club du 52, rue Galande, dans le quartier Saint-Michel, était fermé depuis un an. Liquidation judiciaire. Trois jours avant sa réouverture officielle au public, mercredi 28 mars, les fidèles étaient conviés pour essuyer les plâtres. Ce dimanche soir, des musiciens réputés de la scène jazz-blues-funk parisienne franchirent la porte, avec leur instrument à la main et une exclamation à la bouche : « Ça fait plaisir ! »

La fermeture du 15 mars 2017 marqua un coup d’arrêt dans l’histoire tourmentée des lieux, des geôles que fit creuser le roi capétien Philippe Auguste au XIIe siècle, pour y précipiter les ennemis de la couronne qui finissaient noyés par la montée des eaux de la Seine. Transformé en cabaret en 1920, il accueillait aussi un musée de la torture et son entrée était gardé par une guillotine vendue aux enchères en 2011 – il se dit qu’un riche collectionneur russe devança la chanteuse Lady Gaga. Le Caveau des Oubliettes fut surtout un repaire pour les jazzmen et les étudiants de Saint-Michel, qui plébiscitaient son ambiance fiévreuse et son entrée libre, à condition d’acquitter une première consommation. Que les habitués soient rassurés : en mai dernier, le tribunal de commerce a accepté une offre garante du même état d’esprit. Les nouveaux patrons sont des piliers : Rachid Guissous, pianiste qui animait les soirées Jam Soul Connexion du mercredi ; Camela Aït-Matouk, danseuse bien connue du milieu salsero, cliente assidue ; enfin Miguel Mosseri, chanteur entendu dans les jams blues du dimanche. « C’est le club libertin des musiciens », image Rachid Guissous pour décrire les rencontres qui s’y produisent tard dans la nuit, dans la cave étroite où l’on se serre. Mais alors que le Caveau avait fini par tourner sur une quarantaine de musiciens, toujours les mêmes, le nouveau patron promet d’y attirer les centaines de contacts qui figurent dans son carnet d’adresses.

Le Caveau des Oubliettes est un bar à musique live, situé à deux pas de Notre-Dame, au 52 rue Galande, dans le 5ème arrondissement de Paris. Dans un bâtiment du XVIeme siècle aux caves du XIIeme siècle, cabaret depuis 1920, le Caveau des Oubliettes vous accueille au bar en rez de chaussée dès 17h30 pour profiter des Happy Hours, et vous ouvre les portes de sa salle de concert atypique en sous-sol dès 21h.

Une programmation musicale délibérément orientée vers un jazz modern groove, fusion, funk, blues. Vous y passerez des soirées pleines d’énergie avec des musiciens de grand talent.

Les retrouvailles ont été chaleureuses, à mesure que descendait le niveau du Rhum-Rhum, un punch musclé qui appartient à l’histoire du Caveau des Oubliettes. Le club du 52, rue Galande, dans le quartier Saint-Michel, était fermé depuis un an. Liquidation judiciaire. Trois jours avant sa réouverture officielle au public, mercredi 28 mars, les fidèles étaient conviés pour essuyer les plâtres. Ce dimanche soir, des musiciens réputés de la scène jazz-blues-funk parisienne franchirent la porte, avec leur instrument à la main et une exclamation à la bouche : « Ça fait plaisir ! »

La fermeture du 15 mars 2017 marqua un coup d’arrêt dans l’histoire tourmentée des lieux, des geôles que fit creuser le roi capétien Philippe Auguste au XIIe siècle, pour y précipiter les ennemis de la couronne qui finissaient noyés par la montée des eaux de la Seine. Transformé en cabaret en 1920, il accueillait aussi un musée de la torture et son entrée était gardé par une guillotine vendue aux enchères en 2011 – il se dit qu’un riche collectionneur russe devança la chanteuse Lady Gaga. Le Caveau des Oubliettes fut surtout un repaire pour les jazzmen et les étudiants de Saint-Michel, qui plébiscitaient son ambiance fiévreuse et son entrée libre, à condition d’acquitter une première consommation. Que les habitués soient rassurés : en mai dernier, le tribunal de commerce a accepté une offre garante du même état d’esprit. Les nouveaux patrons sont des piliers : Rachid Guissous, pianiste qui animait les soirées Jam Soul Connexion du mercredi ; Camela Aït-Matouk, danseuse bien connue du milieu salsero, cliente assidue ; enfin Miguel Mosseri, chanteur entendu dans les jams blues du dimanche. « C’est le club libertin des musiciens », image Rachid Guissous pour décrire les rencontres qui s’y produisent tard dans la nuit, dans la cave étroite où l’on se serre. Mais alors que le Caveau avait fini par tourner sur une quarantaine de musiciens, toujours les mêmes, le nouveau patron promet d’y attirer les centaines de contacts qui figurent dans son carnet d’adresses.

« C’est notre maison », pose Joseph Champagnon, un guitariste et chanteur qui tourne avec Charles Pasi et Boney Fields : « J’ai participé à ma première jam à 18 ans et ça m’a mis le pied à l’étrier. C’est l’idéal pour apprendre à écouter, jouer les morceaux qu’on ne sait pas jouer, prendre des risques. Et les lieux qui permettent cela ne sont pas si nombreux. Les lundis du Baiser Salé, la Gare ouverte depuis peu, une poignée de bars et restaurants… guère plus. Tous les musiciens de Paris se réjouissent donc de cette réouverture. » Laurent Bonnet, qui joue du saxophone au sein du groupe de jazz fusion créole Zepis’, enchaîne : « Les jams comme celles-ci permettent de tester des formules, d’expérimenter de nouveaux projets et de développer un réseau. Pour les petits nouveaux, c’est primordial. D’autant que le Caveau défend une vision moderne du jazz, en s’ouvrant notamment beaucoup au groove. » Parmi la foule de musiciens qui se pressent pour la pré-ouverture, une artiste incarne précisément l’importance de cet écosystème. Nina Attal, chanteuse et guitariste qui mène une belle carrière entre rhythm’n’blues et funk (son troisième album sortira à la rentrée prochaine), a débuté sur cette scène. « Je suis venue pour la première fois à 15 ans, accompagnée par ma mère, pour la jam blues de Big Dez. J’étais une gamine et les musiciens me regardaient bizarrement, mais je suis montée sur scène et j’ai joué un shuffle. Ce fut un super moment de partage et je suis revenue chaque semaine. J’ai rencontré tous les gens que je revois ici ce soir. Ils sont devenus des amis et ce fut le déclic me permettant de monter mon projet. »

Entre de bonne mains

Le club se souvient du passage de Prince, en 2010, venu boire un verre après avoir rejoint Stevie Wonder sur la scène de Bercy. Les petites histoires ont fait sa grande histoire, qui reprend donc aujourd’hui son cours. Les mardis, mercredis, jeudis et dimanches sont toujours dédiés à des jams sessions thématiques, tandis que des concerts sont programmés les vendredis et samedis. On y croisera régulièrement des pointures comme Thierry Fanfant, Hadrien Féraud, Damien Schmitt, Romain Joutard, Thomas Faure (Electro Deluxe), Philippe Sellam (NoJazz)… Le tout dans un Caveau des Oubliettes rénové du sol au plafond (même le sound system a été changé), sans perdre son âme pour autant. Il semble qu’il soit tombé entre de bonnes mains.

Crédit Article: Télérama.

Prochainement

  • 22mai
    21h00
    DAVID ADOM
    JAM JAZZ MANOUCHE
  • 23mai
    21h00
    JAM SOUL CONNEXION
    MOTOWN
  • 24mai
    21h00
    CLEMEMT SIMON ORGAN TRIO
    JAM-Hommage à Jimmy Smith

Infos pratiques

Acces

52, rue Galande
75005 Paris
France

Saint-Michel (300m)
Cluny - La Sorbonne (300m)
Maubert - Mutualité (300m)
Saint-Michel-Notre-Dame (250m)

HORAIRES

Musique live tous les soirs de 22h à 2h
Happy hours tous les jours de 17h à 21h

Lundi : fermé
Mardi : 17h - 2h
Mercredi : 17h - 4h
Jeudi : 17h - 4h
Vendredi : 17h - 4h
Samedi : 17h - 4h
Dimanche : 17h - 2h

NOUS CONTACTER

Tel : 01 46 34 23 09
facebook.com/Caveau-des-Oubliettes